06/07/2012

L'enfant face à la mort d'un proche

Heureusement, je ne suis pas concernée par le sujet.  Pourtant, j'avais ce livre dans la bibliothèque avant même d'avoir des enfants.  Je me suis décidée à le lire ... pas de grandes révélations, juste la confirmation de quelques intuitions (ne pas mentir, etc...).

L'enfant face à la mort d'un proche.JPG

 

Voici quelques extraits qui m'ont plu:


 - Si mince soit le bagage théorique sur la mort, un enfant à le droit à tout âge de ne pas être exclu d'un décès qui le concerne.

 - Un ado vit le plus souvent les événements de manière paroxystique, amplifiant démesurément dans son monde interne tout ce qui se passe à l'extérieur.

 - On ne peut pas mentir à un enfant.  Si difficile soir la vérité à dire, elle doit être dite.  L'omission, voire le mensonge, fera sans doute plus de dégâts que l'explication de la réalité.

 - Il n'est pas toujours facile pour un parent de parler de la mort de son conjoint avec son enfant.  On peut le lui  expliquer: "Je me sens trop mal pour parler avec toi maintenant.  J'ai bien entendu ta question, je te promets d'y répondre mais il me faut un tout petit peu de temps".

 - Quand on ne sait pas si la personne va guérir: "C'est vrai qu'il est très malade, les médecins font de leur mieux pour le soigner mais ils ne savent pas s'ils vont y arriver".

 - La meilleure façon de ne pas enterrer un malade avant l'heure est de lui permettre de continuer à voir sa fille, son fils.  Pourtant, beaucoup de parents répugnent à ces visites, tétanisés à l'idée que leur enfant garde l'image d'un proche abîmé par les traitements.  "On préfère qu'il conserve le souvenir d'un papa qui jouait au foot, plutôt que celui d'un homme sans cheveux."  Erreur!  La vision du parent malade n'occultera pas celle du parent joueur.  Elle viendra sans doute se rajouter mais en aucun cas se substituer.  Elle constituera une petite pièce du puzzle.

 - Un bébé a besoin qu'on lui parle, qu'on nomme précisément l'événement.

 - Il est important qu'un enfant assiste à l'inhumation, même s'il crie dans l'églie ou cavale entre les tombes du cimetière.  Il a besoin d'être confronté à cette réalité.

 - Il ne faut pas sacraliser les objets ayant appartenu au mort, ne pas les rendre intouchables.  Très souvent, l'enfant fera lui-même la démarche de réclamer quelque chose qui était à son père, sa mère ou son frère.  A travers cet objet, l'enfant reste en lien avec son proche décédé.  Un peu comme un bébé s'appuie sur un doudou pour conserver l'image de sa maman quand elle est absente.  Pourquoi ne pas choisir cet objet ensemble?

 

Une partie du livre est également consacrée aux adolescents et à leur manière "à eux" de vivre un deuil.

07:09 Écrit par Stef dans Lecture - musique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Merci pour la découverte de ce livre, qui permet d'aborder ce sujet sensible sans frustrer et traumatiser l'enfant! :)

Marie.

Écrit par : Assistante maternelle Privas | 06/07/2012

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