13/05/2013

Bonne fête!

Un superbe texte écrit par un papa, trouvé ici:



Les mamans vues par un papa

Quand on est un blogueur « gars » sur un site familial, faut s’attendre à être pas mal tout seul de son camp. Un îlot masculin dans une mer de féminité. Mais je ne me plains pas. J’adore les mamans. Et j’ai bien du plaisir à vous observer, depuis des années.

D’ailleurs, je commence seulement à comprendre votre charmante complexité. Je me considère comme un papa impliqué, alors vous et moi on partage beaucoup d’affinités, de valeurs, de complicité. Mais vous les mamans, vous êtes spéciales.

Vous avez le don de faire disparaître les bobos et apparaître les sourires. Les bons mots pour consoler, l’épaule parfaite pour s’y réfugier, les bras assez fort pour soutenir le poids du monde et assez tendres pour endormir un petit bébé agité. 

Je sais, je vous croise partout, à l’épicerie, à l’école, au terrain de soccer. Je perçois votre malaise quand le petit hurle dans la boutique, je lis votre inquiétude à la clinique médicale, je ressens votre soulagement quand la prof vous rassure sur votre petit dernier.

Je vous ai vue essayer de circuler avec la poussette et le gros sac de couches dans le minuscule ascenseur. Je vous ai vue allaiter dans un coin tranquille, l’esprit en paix, ne faisant qu’une avec votre bébé. Je vous ai vue courir le soir dans les rues parce que c’est le seul temps qu’il vous restait pour penser un peu à vous.

Et partout, vous êtes belles. La maternité a fait éclore votre féminité. Oui, même après un, deux ou quatre enfants, vous n’avez rien perdu de votre beauté (sauf dans votre propre regard). Votre corps a changé? Justement. En devenant maman, vous avez grimpé d’un niveau dans l’échelle de charme.

Est-ce que la fleur perd tout son charme après avoir été fécondée par l'abeille? Non. Elle se métamorphose en fruit. La fleur se laisse admirer, mais le fruit… on le savoure.

Oui d’accord, j’ai bien vu cette petite ride qui n’y était pas avant. Une ride au coin de l’œil, qui raconte les nuits de fièvre, les otites, les journées d’angoisse pour un rien, pour un petit tracas. Sont-ils en sécurité? Manquent-t-il de quelque chose? Vont-ils se faire des amis? A-t-elle assez mangé? Est-ce que je l’ai habillé assez chaudement?

Une ride qui raconte les jours de doutes, où vous avez le moral à plat, l’estime à zéro, le sentiment de ne pas être à la hauteur et de baigner dans un océan de culpabilité.

Une ride qui explique surtout que vos priorités dans la vie ont changé. Que votre vie elle-même a changé. Et que dorénavant les choses les plus importantes sur cette planète dorment dans la pièce d’à côté. Une ride qui témoigne d’une force nouvelle et inébranlable: celle de pouvoir défendre vos enfants devant tout et n’importe quoi.

En devenant maman, vous avez acquis sans aucune étude des millions de données sur votre enfant grâce à cette notion qu’on appelle l’Instinct. Vous êtes devenue celle qui comprend les peines, celle qui sent le danger avant qu’il ne survienne, celle qui rassure et apaise les craintes peu importe la situation, de la première nuit au berceau à la dernière journée d'école.

Je vous admire, les mamans. Vous ne vous êtes pas contentées de donner la vie. Vous avez choisi de la rendre plus belle chaque jour.


Bonne fête à toutes les mamans!

07:20 Écrit par Stef dans Maternage | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Magnifique et émouvant... à pleurer! Merci!

Écrit par : LaVAche Kikou | 14/05/2013

Très joli et surtout réconfortant parce que venant d'un papa...
Cette année, pour la première fois, je n'ai pas su souhaiter une bonne fête des mères à maman, elle est morte le 16 août dernier. Et comme chaque année, je n'attendais pas que mon fils me le souhaite (son autisme). Mais j'ai reçu une carte, que l'institut avait préparée, qu'il n'a pas signée, il ne sait pas écrire, ni compter, et n'a jamais été scolarisé. Mais à 34 ans, j'ai reçu une carte qui me dit "Bonne fête maman". Et elle a pris un autre sens.
Avoir un enfant autiste, fils unique, me pousse à dire:
- Moi je n'ai pas d'enfant.
Je veux dire par là que je n'ai pas un rapport de parent à enfant comme tous les parents. Notre rapport est bien plus fort, mais plus de l'ordre de parent à enfant, mais bien de l'ordre de dépendant à décideur, et je tente de décider au mieux... Comme j'ai toujours dû le faire...

Écrit par : Zosio | 14/05/2013

Wahou, quel beau texte ...

Écrit par : Hélène | 15/05/2013

Quelle joie au fil des mots..!

Écrit par : Maman Ourse | 22/10/2013

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