04/10/2013

Les pieds dans le plat

Pour l'instant, je les collectionne!

 

1) Je me rends régulièrement dans un magasin de nourriture pour animaux.  J'aime y voir la propriétaire: toute jeune, très jolie ... et elle a 4 enfants!  Je ne lui avais jamais adressé la parole, hormis les formules de politesse d'une cliente à l'égard d'un commerçant.  

Depuis quelques semaines, je voyais son ventre s'arrondir.  Je me lance:

 - Oh, félicitations, un cinquième, c'est super!

 - Merci, mais je viens d'apprendre que son petit coeur a cessé de battre à cause d'une malformation et il faudra le faire partir la semaine prochaine s'il n'est pas sorti de lui-même.


Pfff, quelle gourde!  Depuis, je m'en tiens aux formules de politesse.

 

 

 

2) La caissière du supermarché est très gentille.  Régulièrement, quand elle me voit avec les enfants, elle s'adresse à eux, offre un petit cadeau à Poussinette lorsqu'elle ne porte plus de langes, me demande de leurs nouvelles.  J'aime l'entendre répondre aux clients qui la questionnent "Mes enfants vont bien, alors je vais bien".  

Ce matin, elle veut savoir comment s'est passée la rentrée scolaire.  J'en profite pour lui retourner la question.  

 - Le petit de 5 ans, tout va bien.

 - Super, et le grand?

 - C'est un peu plus compliqué, il est rentré dans une école spécialisée.


Je n'ai pas su quoi dire, j'ai payé et je suis partie.  Pfff, la honte!

07:51 Écrit par Stef dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Oh, il suffit de dire "Je suis désolée".
ça ouvre parfois la porte à un dialogue, permettant à l'autre d'émettre une suite à la conversation ébauchée, le libérant d'une inquiétude qu'il voudrait partager mais ne trouvant pas d'interlocuteur, il la garde en lui et ça lui pourrit la vie.
Quand quelqu'un parle d'un problème comme ceux-là, spontanément, c'est qu'il souhaite en parler, échanger, partager, entendre des mots de réconfort.
Il faut savoir que la vie ne se déroule pas toujours dans le rose, que des accidents de parcours arrivent partout, n'importe où, touchant sans prévenir.
Je sais, j'en parle avec facilité, mère d'une enfant unique autiste, j'ai connu tous les cas de figures, et c'est moi qui dédramatise maintenant quand les gens me disent qu'ils sont désolés, et que je les console.
Parler du handicap, de la maladie est sain, il n'existe aucune honte à ça. Va de l'avant !

Écrit par : Zosio | 08/10/2013

Je suis tout à fait de l'avis de Zosio !
Ce serait dommage de s'en tenir aux formules de politesse à présent qu'elles t'ont ouvert un petit peu de leur coeur. Fais-toi confiance, tu as toute la délicatesse qu'il faut pour les écouter et c'est sûrement ce qu'elles ont senti en se confiant à toi.

Écrit par : LaVAche Kikou | 10/10/2013

Les commentaires sont fermés.