23/03/2015

Eloge des mères

Vingtième lecture suggérée par LLL.

 

Voici un très chouette livre qui incite à faire confiance à l'instinct maternel pour favoriser l'épanouissement de nos enfants.  Dans notre société, nous avons vraiment oublié de nous écouter intérieurement: on suit des études où on nous dit comment faire, quoi apprendre, etc... puis on travaille et souvent on répond aux attentes de son patron, sans se poser de questions.

 

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Plusieurs passages qui m'ont plu:

 

Le sommeil de la jeune maman, qui était déjà devenu plus léger pendant sa grossesse, est maintenant entrecoupé de réveils fréquents.  Il restera léger pendant toutes les premières années de l'enfant pour redevenir plus profond ensuite.

 

Une comparaison a été faite entre les mères qui évitent tout contact étroit avec leur enfant en les poussant à être curieux et indépendants et des enfants élevés de manière traditionnelle, couvés longtemps par leurs mères.  Il apparaît que les premiers ont un comportement plus hésitant et asocial que les derniers.  L'affection encourage l'indépendance et l'autonomie, plus que la froideur.

 

Il faudrait cesser de prétendre qu'une mère qui prend plaisir à se consacrer à son enfant ses trois premières années est abusive et fusionnelle (en opposition avec la mère qui dépose son enfant à la crèche).  De même que celle qui a besoin de "respirations", de contacts extérieurs, n'est pas une mauvaise mère parce qu'elle a recours à la crèche.  Chaque mère a sa propre économie psychologique, il faut la respecter.

 

Est-ce que l'instinct paternel existe?  Il ne semble pas que l'on puisse véritablement parler d'instinct chez le père, mais plutôt d'un attachement qui se construit au fil des échanges avec l'enfant.  Le sentiment paternel est réfléchi, à l'inverse de l'instinct maternel.  Le rôle du père est de protéger la mère, de la valoriser en tant que mère et en tant que femme.  Pour l'enfant, le meilleur papa est celui qui aime et qui protège ... maman!

 

Etre mère au foyer aujourd'hui est un choix très difficile pour la plupart des jeunes femmes: elles ont reçu une éducation intellectuelle, elles ont pu constater au collège et au lycée qu'elles étaient les égales des garçons.  si dès qu'elles deviennent mères elles renoncent à travailler dehors, elles perdent leur indépendance financière et leur identité sociale.  On considère qu'une jeune mère au foyer "ne fait rien".  De plus, dans le monde occidental, contrairement à d'autres lieux et d'autres temps, les femmes ne vivent plus en collectivité.  Ne pas travailler, c'est être isolée et ne bénéficier d’aucune reconnaissance sociale.

 

La crèche collective: cette institution présente deux avantages majeurs aux yeux des parents: la fiabilité du personnel et la sociabilisation de l'enfant.  Pourtant, au moment de confier son bébé à ce monde bruyant, et quels que soient les efforts d'un personnel extraordinairement méritant, la mère pleure et devient moins certaine de l'effet socialisant de cet univers sur ses 6 kilos de vie...  Je me dis souvent, innocemment, que si l'être humain avait besoin de douze petits copains dès l'âge de trois mois, la nature nous aurait laissé faire, comme les petits chats, des portées de plusieurs bébés à la fois.

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

tiens, ça me donne vraiment envie de le lire! merci pour le partage! :-)

Écrit par : LaVAche Kikou | 17/04/2015

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