22/03/2013

Les secrets des mères

Un tout petit livre (90 pages), vite lu et très vrai.  Ecrit par un gynécologue, oui oui, un homme, ce qui n'est pas courant dans la littérature qui me parle.


 

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Extraits choisis:

"On disait au Moyen-Age d'une femme qui se découvrait enceinte: elle n'a plus ses fleurs car elle porte son fruit."


"Ici, vous avez droit à un congé de maternité avant terme à la moindre complication.  La femme du Bénin devra travailler le plus dur possible jusqu'au dernier jour.  Au Togo, un travail épuisant est même recommandé.  Ici, c'est avant qu'on protège la mère, là-bas, c'est après...".  "Femme moderne doit se relever vite.  Au Sud, c'est tout l'inverse: elle travaille dur jusqu'au dernier jour, ensuite, elle a ordre de ne plus bouger.  On lui prodigue aide, gestes, soins et nourriture.  Une assemblée de femmes se relaie à ses côtés, fait sa toilette à l'eau chaude, lui prépare des décoctions, lui fait des massages abdominaux et s'occupe des autres enfants."


"Au sujet de la péridurale: "Le mal fait encore parler de lui.  Il se fait presque regretter maintenant qu'on l'a terrassé.  J'entends les interrogations.  Femme soulagée serait-elle dépossédée des sensations d'un instant unique de sa vie?"  Je pense qu'un accouchement, bien préparé mentalement, ne fait pas "atrocement" mal.  Cela fait mal, oui, mais quand on donne un sens à la douleur, elle est de suite beaucoup plus supportable.

 

"Les écrans envahissent nos maternités.  Ils répondent à notre obsession d'y voir clair.  La machine n'est pas plus fiable que l'oreille pour écouter le rythme cardiaque de l'enfant, mais elle répond à notre besoin d'avoir des données objectives."

 

"Le travail peut être lent, les contractions trop faibles.  Femme d'ici est perfusée: une hormone de synthèse augmente ses contractions.  Elle peut juste boire un peu d'eau claire, parce qu'il faut envisager la possible césarienne d'urgence.  Femme d'ailleurs est nourrie."

 

A propos de la césarienne: "On prend l'enfant à la mère pour le lui donner plutôt qu'elle ne le donne au monde".


A propos des positions pendant l'accouchement: "Une africaine accouche à genoux.  En Côte d-'Ivoire, elles s'accroupissent.  En Malaisie elles sont à califourchon.  En Turquie elles se tiennent à une corde.  Au Mali, à une poutre."  Alors qu'ici, la position préconisée est couché sur le dos. 

 

"L'enfant qui vient ne gardera aucune mémoire consciente du corps qui l'a porté.  Sa mère, toujours, se souviendra".  Oh, que oui!!!

 

"Avec une certaine désinvolture, nous avons jeté le placenta sitôt la naissance faite.  Expédié vers l'industrie cosmétique, il deviendra rouge à lèvres.  Il avait, pendant neuf mois, repoussé les cellules dangereuses pour le foetus, fabriqué des hormones indispensables au bon développement de la grossesse, suppléé surtout à certains organes du bébé déjà en place, mais encore incapables d'assumer pleinement leurs fonctions, comme les poumons, les intestins et les reins.  Il avait permis à l'oxygène d'entrer et au gaz carbonique de sortir.  Il était le bouclier d'une vie invisible, et notre monde moderne et pressé se dépêchait de s'en débarrasser."

07:08 Écrit par Stef dans Lecture - musique | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

26/09/2012

Les années de lait

L'auteure nous livre ses récits d'allaitement, de sa fille et de son fils.  Sa fille de 8 ans tète toujours, de temps en temps, et son fils de 4 ans tète encore tous les jours.

Elle explique comment, petit à petit, on passe d'un allaitement de nourrisson au bébé puis au bambin et à l'enfant. En fait, cela se fait "tout seul".  Comme moi, elle ne s'est pas dit "Ce bébé-là, je vais l'allaiter jusqu'à 2 ans".  On débute l'allaitement, et quand tout va bien et que l'on est dans de bonnes conditions pour continuer, on prolonge ... et on ne sait pas quand cela va se terminer.

Ma Poussinette a 1 an et 8 mois et tète toujours (beaucoup).


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Ci-dessous, quelques extraits du livre qui m'ont plu:


"On est généralement choqué, ou tout le moins interpellé, par un allaitement qui dure plus longtemps que ce qu'on a fait soi-même".  Pour ma part, c'est vrai.  Avant d'allaiter Lapinet, j'étais mal à l'aise si je voyais une maman allaiter un "grand bébé".  Maintenant, je trouve cela normal.


"La raison principale des si nombreux échecs d'allaitement dans notre pays est simple: l'allaitement, comme beaucoup d'activités humaines, est un art d'imitation qui nécessite d'avoir sour les yeux des modèles à imiter."  Oh que oui!  Comme j'aime quand les mamans me demandent comment faire et repartent rassurées de voir que moi aussi j'ai eu des doutes et que je m'en suis sortie.


"C'est un ensemble: être allaité, materné, porté, aimé, consolé et ce, de façon continue dans les premiers temps, qui permet un épanouissement heureux du bébé". Evidemment, mais si on fait "autrement", l'enfant peut être tout aussi épanouis.  Je pense que chaque maman fait "comme elle peut en fonction de son emploi du temps".

07:05 Écrit par Stef dans Lecture - musique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

06/07/2012

L'enfant face à la mort d'un proche

Heureusement, je ne suis pas concernée par le sujet.  Pourtant, j'avais ce livre dans la bibliothèque avant même d'avoir des enfants.  Je me suis décidée à le lire ... pas de grandes révélations, juste la confirmation de quelques intuitions (ne pas mentir, etc...).

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Voici quelques extraits qui m'ont plu:


 - Si mince soit le bagage théorique sur la mort, un enfant à le droit à tout âge de ne pas être exclu d'un décès qui le concerne.

 - Un ado vit le plus souvent les événements de manière paroxystique, amplifiant démesurément dans son monde interne tout ce qui se passe à l'extérieur.

 - On ne peut pas mentir à un enfant.  Si difficile soir la vérité à dire, elle doit être dite.  L'omission, voire le mensonge, fera sans doute plus de dégâts que l'explication de la réalité.

 - Il n'est pas toujours facile pour un parent de parler de la mort de son conjoint avec son enfant.  On peut le lui  expliquer: "Je me sens trop mal pour parler avec toi maintenant.  J'ai bien entendu ta question, je te promets d'y répondre mais il me faut un tout petit peu de temps".

 - Quand on ne sait pas si la personne va guérir: "C'est vrai qu'il est très malade, les médecins font de leur mieux pour le soigner mais ils ne savent pas s'ils vont y arriver".

 - La meilleure façon de ne pas enterrer un malade avant l'heure est de lui permettre de continuer à voir sa fille, son fils.  Pourtant, beaucoup de parents répugnent à ces visites, tétanisés à l'idée que leur enfant garde l'image d'un proche abîmé par les traitements.  "On préfère qu'il conserve le souvenir d'un papa qui jouait au foot, plutôt que celui d'un homme sans cheveux."  Erreur!  La vision du parent malade n'occultera pas celle du parent joueur.  Elle viendra sans doute se rajouter mais en aucun cas se substituer.  Elle constituera une petite pièce du puzzle.

 - Un bébé a besoin qu'on lui parle, qu'on nomme précisément l'événement.

 - Il est important qu'un enfant assiste à l'inhumation, même s'il crie dans l'églie ou cavale entre les tombes du cimetière.  Il a besoin d'être confronté à cette réalité.

 - Il ne faut pas sacraliser les objets ayant appartenu au mort, ne pas les rendre intouchables.  Très souvent, l'enfant fera lui-même la démarche de réclamer quelque chose qui était à son père, sa mère ou son frère.  A travers cet objet, l'enfant reste en lien avec son proche décédé.  Un peu comme un bébé s'appuie sur un doudou pour conserver l'image de sa maman quand elle est absente.  Pourquoi ne pas choisir cet objet ensemble?

 

Une partie du livre est également consacrée aux adolescents et à leur manière "à eux" de vivre un deuil.

07:09 Écrit par Stef dans Lecture - musique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08/06/2012

Le bébé est un mammifère

Cela choque parfois certaines personnes lorsque je leur dis que nous sommes des mammifères.  Pourtant, c'est bien vrai.  Et certains de nos comportements se rapprochent de ceux des animaux.

 

Cette notion est développée dans un livre de Michel Odent, écrit initalement en 1990, et qui vient d'être re-publié récemment: Le bébé est un mammifère.  Ce livre est maintenant conforme à la version souhaitée à l'époque par l'auteur, qui avait été édulcorée par la maison d'édition, par peur de heurter les esprits (et donc de vendre moins j'imagine...).

 

Le texte de 1990 était extrêmement précurseur dans son propos et dans l'approche qu'il défend.  Mais à ce moment-là, comparer un bébé humain à un bébé animal était un scandale!  Il était de bon ton de répéter que "le bébé est une personne" et on ne pouvait pas "mammaliser "la naissance.

 

Aujourd'hui, on voit de plus en plus d’hôpitaux "amis des bébés", des maisons des naissance et des accouchements à la maison.  Le public est donc plus enclin à accepter les propos de l'auteur. 

 

Voici quelques extraits qui m'ont beaucoup plu:

 

Pour accoucher, la femme a besoin de se sentir en sécurité, sans se sentir observée.  Les mammifères, habituellement, cherchent un petit coin, un petit espace, souvent dans la pénombre pour mettre leurs petits au monde.  Il faut éliminer les observateurs.  Seule une femme qui ne sent pas observée peut "se laisser aller".  Un fait à retenir est que, dans toutes les sociétés où les femmes ont l'habitude de s'isoler pour accoucher, l'accouchement semble y avoir la réputation d'être facile.

 

Il est vrai que de plus en plus de salle d'accouchement sont équipées d'un variateur de lumière qui permet de "doser" celle-ci comme les mères le souhaitent.

 

L'accouchement est une affaire de femmes.  La Doula était, à l'origine, une mère comme les autres, qui n'avait reçu aucune formation particulière, mais qui avait l'expérience de mettre au monde les bébés.  On pourrait imaginer qu'un nombre croissant de femmes en travail iraient à la maternité accompagnées d'une amie qui a l'expérience de l'accouchement.

 

Tiens tiens, ça me fait penser à un précédent billet...

 

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16/05/2012

Bio, bon, gourmand

Pour m'aider dans ma nouvelle manière de cuisiner, je me suis procurée ce livre. 

Bon, il faut avoir eu quelques explications (et démonstrations!) par rapport à certains ingrédients "différents" (miso, laits de céréales, gomasio, graines germées, algues, sirop d'agave, lentilles, etc...) sinon le livre semble être écrit en chinois.

J'ai tout lu (recettes et conseils de diététiciens ou naturopathes) et repéré beaucoup de recettes alléchantes.

Par contre, je me demande pourquoi dans le titre, l'auteure n'a pas ajouté le mot végétarien, car aucune recette ne contient de la viande ou du poisson.

 

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07:50 Écrit par Stef dans Lecture - musique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/05/2012

Ma bible des huiles essentielles

J'utilise de plus en plus les huiles essentielles (maux de gorge, hématomes, courbatures, rhume, éviter les poux, égartignures, brûlures, aphtes, toux, rides (hum hum...)


Depuis que j'ai lu ce livre, je me sens vraiment à l'aise, tout en étant prudente pour Poussinette (1 an et 3 mois) et moi (qui l'allaite toujours).


Le livre est très clair.  Il donne des explications détaillées et précises sur les huiles essentielles mais aussi les huiles de bases et les hydrolats. 

Puis il détaille chaque maladie et présente le "reflexe" (huile essentielle à utiliser en premier lieu) ainsi qu'un traitement plus complexe, qui mélange plusieurs huiles essentielles et qui nécessite parfois une préparation en pharmacie.  Pour ma part, je me "contente" du réflexe, qui est toujours efficace.

Une page contient la liste des huiles essentielles interdites pendant la grossesse et l'allaitement, et celles qui sont autorisées.

Le livre présente aussi plusieurs "trousses de base" à avoir chez soi en fonction de ses besoins: enfants, adolescents, famille, voyage, hiver, sportif, etc...

Et également un lexique avec correspondance entre les noms latins et français afin de ne pas utiliser la mauvaise huile.  Un exemple: "Ravintsare" veut dire "Cinnamomum camphora CT cineoliferum" en latin (et pas Ravensara!).


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07:29 Écrit par Stef dans Lecture - musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/04/2012

Parents épanouis, enfants épanouis

J'avais reçu ce livre en même temps que l'autre (ils étaient sur la liste de naissance de Poussinette).  J'ai longtemps attendu avant de le lire, pensant qu'il parlerait des parents, du fait qu'ils doivent prendre du temps pour eux, être épanouis, etc. (comme dans le titre quoi) ... pour que les enfants soient, eux-aussi, épanouis.  Mais voilà, avec une Poussinette de 1 an qui ne passe pas ses nuits et qui tète tant et plus, prendre du temps pour soi ou pour son couple, ce n'est pas évident.  Donc ce livre restait dans la bibliothèque.

Et quand je l'ai commencé, ah bein non, c'était pas ça du tout!  Il a été écrit avant l'autre (Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour qu'ils parlent) et traite bien du même sujet!  Rien à voir avec "le temps pour soi des parents".

J'avais déjà été emballée par le premier livre, mais celui-là est, à mon sens, encore mieux!  Il relate les expériences des deux auteures, pendant leurs ateliers avec Haim Ginott; et surtout, leur manière d'appliquer la théorie lorsqu'elles rentrent chez elles.  Et je peux vous assurer que, tout comme nous, elles commettent des erreurs, mais retentent l'expérience un peu plus tard.  Deux pas en avant, un pas en arrière.

Bref, si vous devez choisir un de ces deux livres, je vous conseille celui-ci (en premier lieu en tout cas et si vous aimez, lisez l'autre après).

 

Bonne lecture!


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